Rue Anatole France

 

 

 

 La rue Anatole France se trouvait en haut du fer à cheval entre le Rond-Point Clemenceau vers l'école Ste-Croix et le Lycée Youssef Ben Tachfin.

Elle portait le nom de François Anatole Thibault (1844-1924) écrivain et critique littéraire français connu sous le nom d'Anatole France.

 

 
 

 
 Cette rue desservait des villas et petits immeubles au milieu d'une lande d'euphorbes, de cuscutes et de jujubiers.
Les rues alentour n'étaient que des pistes au milieu d'euphorbes cactoïdes que nous appelions saucissons épineux.

En 1954-55, la rue Anatole France était en travaux tout juste empierrée.

En 1958, elle était encore considérée comme une "râpe à pneus" et le soir venu, un "casse-figure" de premier ordre. Elle était bordée de kerkouras blanches que les habitants prenaient pour l'indice certain d'un très proche aménagement (1958, Journal "Agadir", dans la rubrique "Merci pour ce qui va mieux"). Elle aurait dû mener au Lycée Youssef ben Tachfin mais c'était une piste qui la prolongeait.

En mars 1959, le Journal Agadir se plaignait de la lenteur des travaux suspendus depuis des mois malgré les dos d'ânes et considérait qu'en temps de pluie elle n'était qu'un "cloaque" (mars 1959, Journal Agadir, "Ce qui pourrait aller mieux").

 

 
 
 

François Castano
 
 


De 1954 au début de l'année 1957, la famille Le Cars habita le petit immeuble Léon Martin.

Léon Martin était ingénieur des Arts et Manufactures, expert auprès des tribunaux et chef d'agence de la Société marocaine des Entreprises Truchetet-Tansini et Dodin.
La famille de Léon Martin occupait le 2ème et dernier étage qui bénéficiait d'une grande terrasse.
Les bureaux de Léon Martin se trouvaient au rez-de-chaussée.
Le 1er étage était loué aux familles Galon (de 1953 à 1955) puis Raul (de 1955 à 1959) et Le Cars (1953 à 1957).

 Pierre Le Cars
 

  •  Immeuble Léon Martin 

 

 

 

 

 

Depuis l'immeuble Léon Martin, les enfants empruntaient une piste le long d'un ravin pour se rendre au Lycée, "c'était le temps des serpents, scorpions, lézards etc… les chacals qui venaient fouiller les poubelles, mais c'était le bon temps, nous vivions très près de cette nature qui s'offrait à nous" (Souvenirs de Pierre Le Cars).
Pierre Le Cars, Jean Raul et Georges Gascou allaient à la pêche à Founti et à la chasse aux alouettes.
 

  •  Villa De Faucigny-Lucinge


En face de ce petit immeuble se trouvait la belle Villa des De Faucigny-Lucinge avec ses parements en pierre.

 
 
  • Villa Gascou, Villa Demours

    Les Léget du Rusquec avaient un chalet au tournant de la rue, des dépendances de part et d'autre de cette rue et une caravane qu'on aperçoit sur la photo.
     

 
 

  • François Castano et sa famille habitaient la villa Castano qui était la villa que l'entreprise hollandaise La Zanen avait fait construire pour ses cadres et que François Castano avait rachetée après la construction du port d'Agadir.

François Castano


Parmi les autres habitants de la rue : Maurice Clausse (1960).