Agharass N'Moulay Youssef

 


 
Le boulevard Moulay Youssef reliait le Front de mer, boulevard de la République, au boulevard Diégo Brosset au niveau de la Mosquée.
En contrebas, dans sa partie initiale, des escaliers faisaient communiquer le bas du plateau administratif avec le plateau de Talborjt, d'autres escaliers au niveau de l'État-Major donnaient accès à la rue de Taroudant et à la rue Amiri.
La partie commerçante du boulevard Moulay Youssef commençait au niveau de la rue Azzaoui. S'y trouvaient les terrasses de l'école musulmane de filles, tribune exceptionnelle pour profiter du spectacle du GPA, les logements de fonction de l'école et en remontant le long du souk, la boulangerie Semren, le hammam, les boutiques des Habous, l'abattoir dans le souk.

Le nom de Moulay Youssef
* évoque celui du sultan alaouite qui régna de 1912 à 1927, père de Sidi Mohamed ben Youssef (Mohamed V), grand-père du roi Hassan II et arrière grand-père du roi actuel Mohamed VI.
 

 
 

 

 

Les Grands Prix 1950-1955

 

 


 
Lahcen Roussafi :
Les trois courses avec tous ces champions d'antan montraient le degré de l'ambiance et ce que pouvaient faire et organiser les GADIRIS, en tête Hubert Terrier qui ouvrait le spectacle sportif .

Je voyais ces courses depuis la terrasse de l'école des filles à Talborjt . De trés beaux spectacles, on voyait ces bolides venir de la rue de la Somme pour amorcer le dangereux virage du boulevard Moulay Youssef puis repartir vers l'état major avec une fougue extraordinaire . Ce joli souvenir me fait rajeunir l'esprit pour un bon moment .
 
 
Philippe Balanger :
Nous n'étions pas bien loin Lahcen pour suivre la course ; dans le virage de Talborjt j'habitais alors "les garçonnières" l'immeuble à gauche avec 6 fenêtres et avec la terrasse pleine de spectateurs mais peut etre aussi nous sommes nous cotoyés dans la foule de la rue où je descendais pour tenter, mais en vain, de voir le visage des pilotes célèbres : Fangio,Trintignant, Behra, Brabham sans oublier le champion d'Agadir : André Guelfi.
Merci Régine pour ces images qui, abolissant le temps, nous replongent dans notre enfance gadirie.