1938 - Le jardin de l'Hôpital - Félix Bellenot (1892-1963)
 

 
L'hôpital Lyautey (architecte : Raymond Lescure) fut construit à la fin des années 20 en haut du Plateau administratif sur un vaste terrain cerné par le boulevard de l'Hôpital, la rue du Professeur Roux, le boulevard Pasteur et le rue du Professeur Calmette.
En 1928, cet hôpital apparait sur les photographies sous forme de pavillons dispersés. Il fut inauguré en février 1932 par le résident Lucien Saint en présence des médecins, sous le nom d'Hôpital Lyautey, nom du premier résident général (1912-1925) sous le Protectorat français.
 

 
 

L'hôpital Lyautey est inauguré par le résident Lucien Saint
en présence du docteur Sallard, du docteur Gauthier,
de M. Berthélémy, chef des Services Municipaux et du Lt-Colonel Marratuech.
 

 

 
L'hôpital Mixte Lyautey comprenait deux parties, une partie militaire avec des médecins militaires et une partie civile avec des médecins civils. Des résidences et des villas furent construites pour le personnel médical et civil.



 
 

 

 
 
 
 

 
Le 15 novembre 1954, le résident Lacoste inaugure le nouvel hôpital d'Agadir rénové par l'architecte Lemarié.

Les bâtiments à étages furent construits par l'entrepreneur Haj Brahim Arsalane.

Après l'indépendance, l'hôpital portera le nom de Mohamed V, nom du roi régnant (1927-1961).

 

 
 
 
 
 


 

 
Description de l'hôpital à la fin des années 50

À l'entrée de l'hôpital, à gauche au rez-de-chaussée se trouvaient :

  • le standard téléphonique
  • les bureaux administratifs
  • le service de Radiologie dirigée par M. Jilali Faytot et Hammadi Aissaoui.
  • 2 salles de soins intensifs avec M. Haj Ahmed Aboudrar et Haj Lahoucine Jerdi.


À l'étage, au-dessus des urgences, l'Administrateur avait son appartement.

À l'entrée de l'hôpital, à droite, la loge était occupée par le portier et gardien Bahcine. Bahcine avait aménagé dans ce lieu une petite épicerie et fournissait du pain Navarro dans une charrette tirée par un cheval dans les années 40 jusqu'aux fermes des colons.

En face se trouvaient le Service social et la Pédiatrie, et derrière il y avait les logements des infirmières et un terrain de boules.

L'hôpital possédait un corps de bâtiment de 3 étages avec escaliers et ascenseurs à côté des anciens pavillons.

  • Au 1er étage : un laboratoire et le service de Chirurgie des femmes avec une communication pour la Chirurgie des hommes, on les appelait les services marocains.
  • Au 2ème étage : service plus élégant réservé avant 1958 aux Européens. Après, il devint mixte : hommes, femmes et toutes communautés confondues.
  • Au 3ème étage : Maternité avec deux sages-femmes.

Pour l'hôpital militaire, les interventions et actes médicaux s'effectuaient dans le pavillon de droite, les hospitalisations et les soins avaient lieu dans le pavillon militaire.


Au cours du séisme, 21 personnes de l'effectif de l'hôpital sont décédées mais en dehors de l'hôpital. Sur ce dernier, aucun décès ne fut à déplorer. Le personnel de nuit évacua avec célérité et sang-froid les malades. Le lendemain, les membres survivants du personnel avaient tous rejoint l'hôpital, alors que beaucoup avaient perdu parents et enfants.

(Renseignements M. Ziati, Laanait M'Bark, Lahsen Roussafi).