Taçoukt Elcariane
 


 
La rue des Carrières (Taçoukt Elcariane) contournait Talborjt du côté de la colline dite des "Cornes de chèvres" (Amadl isk N'tighatene), au-delà de la rue Châaba.
 





 La route des Carrières menait aux différentes carrières exploitées pour la construction du Port avant 1950 et en 1952-3.

Vers le haut du ravin El Ghezwa (El Ghazawa, Egezgzaou) elle se divisait en deux parties :

- L'une vers le Nord-Ouest qui s'enfilait derrière la Casbah vers le dépôt d'hydrocarbures de la Béryl, aux anciennes carrières El Ghezwa exploitées pour la construction du port avant 1950,

- L'autre vers le Nord-Est pour aboutir aux Carrières " Moha ou Hollande " de la SOENCA où l'entreprise hollandaise "La Zanen" venait chercher des gros rochers en 1951-2.

Dans une partie de son parcours à partir de la rue Marrakchi en direction des carrières Moha (SOENCA) la rue des Carrières était parallèle à la rue du Châaba.

 
 
 



 

 


S'y trouvaient les immeubles Barutel, immeubles de 3 étages, construits en plusieurs parties à la fin des années 40, occupés par de nombreux fonctionnaires (Police, La Poste, etc.).
 Les entrées de ces immeubles débouchaient sur un terrain plat au pied de la colline des "Cornes de chèvres" qui servait de terrains de jeux aux enfants des immeubles et à tous ceux de Talborjt. En ce temps-là, les enfants jouaient nombreux dans les rues.
 


Jeux d'enfants



 





Cependant, il y avait lieu de se méfier de la piqûre de ces plantes que nous appelions "saucissons épineux", que nous prenions tous pour des plantes grasses.
 


La végétation




Au pied des immeubles des mendiants psalmodiaient. Un homme vêtu d'un ample burnous noir, qu'on appelait l'"Algérien" s'enfonçait dans la colline sombre, parlant seul et gesticulant, effrayant les enfants.

Du côté de la rue du Châaba, il y avait un épicier chez qui les enfants se servaient en chewing-gum (bazooka) et sucreries de toutes sortes.