Candilis sera chargé de représenter Le Corbusier
au CIAM VII à Bergame en 1949 et de présenter un
dépliant explicatif de l'unité d'Habitation
de Marseille réalisé par l'ensemble du groupe
ASCORAL (Assemblée des Constructeurs pour une Rénovation
Architecturale) fondée à Paris en 1943 par Le Corbusier.
Candilis décline l'offre de suivre le chantier de Chandigarh
de Le Corbusier mais accepte la proposition de Bodiansky de prendre
la direction de la filiale de l'ATBAT Afrique au Maroc de 1950
à 1954 ; il contribuera à "l'Architecture
du plus grand nombre" à partir du travail de
Michel Écochard.
De 1951 à 1954, Candilis conçoit plusieurs projets
au Maroc et en Algérie pour l'ATBAT-Afrique en coopération
avec l'architecte Shadrach Woods.
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À partir de 1951, l'ATBAT offre la possibilité
à Georges Candilis et à Shadrach Woods,
aux ingénieurs H. Piot et Vladimir Bodiansky
de construire en réponse aux programmes d'habitat
collectif pour musulmans ayant des faibles revenus, une cité
expérimentale.
Cette cité de 150 logements aux Carrières Centrales
à Casablanca pouvait s'intégrer dans les cités
à trame horizontale 8 x 8 dans la perspective de rompre
la monotonie de la nappe des cellules répétées
à l'infini et de permettre une densification en hauteur
prenant en compte l'ensoleillement et les besoins des habitants.
Ainsi furent conçus les immeubles d'habitation "Nids
d'abeille" (5 étages, 40 logements) aux superpositions
simples et idéalement éclairées et l'immeuble
"Sémiramis" (5 étages, 40 logements)
partagé en deux pour suivre la topographie du lieu.
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Leurs réalisations seront présentées
en 1953 au CIAM IX d'Aix-en-Provence par le Groupe GAMMA des
jeunes architectes modernes marocains. Ce projet sera considéré
par Alison & Peter Smithson dans Architectural Design 1955
comme l'une des plus grandes réalisations depuis l'Unité
d'Habitation de le Corbusier à Marseille.
Candilis et Woods sont alors à la recherche de formes
architecturales, de structures prenant en compte les conditions
économiques et sociales des plus démunis en leur
apportant un élément essentiel : la dignité.
Les projets marocains de Candilis déclenchent de vifs
débats au sein des CIAM, nourrissent la fronde des jeunes
du Team X et contribuent à la crise fatale de l'organisation
(AF O-M, 384-385). |
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Leurs réalisations seront présentées
en 1953 au CIAM IX d'Aix-en-Provence par le Groupe GAMMA des
jeunes architectes modernes marocains.
Ce projet sera considéré par Alison & Peter
Smithson dans Architectural Design 1955 comme l'une des plus
grandes réalisations depuis l'Unité d'Habitation
de le Corbusier à Marseille.
Candilis et Woods sont alors à la recherche de formes
architecturales, de structures prenant en compte les conditions
économiques et sociales des plus démunis en leur
apportant un élément essentiel : la dignité.
Les projets marocains de Candilis déclenchent de vifs
débats au sein des CIAM, nourrissent la fronde des jeunes
du Team X et contribuent à la crise fatale de l'organisation
(AF O-M, 384-385).
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Candilis quittera ensuite le Maroc pour Paris avec Shadrach
Woods et Alexis Josic avec lesquels il s'associe en
1955.
L'équipe propose une réflexion architecturale nouvelle,
centrée sur l'habitat, lieu de l'universel et du contingent
pour Candilis qui dira : "Inventer des logements simples,
véritablement économiques qui possèdent
la qualité du respect, ce n'était pas de la grande
architecture mais cela représentait autant de difficultés
et demandait plus d'imagination et de sensibilité que
de construire des palais".
L'évolution de cette réflexion concerne l'organisation
urbaine et en particulier l'intégration du logement dans
l'espace public.
Ce processus amènera l'équipe à contester
la Charte d'Athènes qui avait provoqué l'éclosion
de bâtiments, grands et petits, isolés, répétés
à l'infini. Au lieu d'aligner des blocs, Candilis cherche
à les articuler entre eux, à les relayer, à
créer des espaces qui rompent avec la monotonie et rendent
une échelle agréable.
Il réalisera la ZUP du Mirail à Toulouse (1961-1973),
les ensembles de Bagnols sur Cèze, Nîmes et Marseille,
le plan de l'Université libre de Berlin (1965-1972).
Il meurt à Paris le 10 mai 1995.
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